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Là où j’esperais une fête et beaucoup de joie, l’équipe de France s’est qualifiée, certes, mais j’aurais tellement voulus un but “à la régulière”. Le capitaine “volleyeur”, comme il est déjà surnommé sur internet, a offert un cadeau empoissonné aux francais. Réactions à chaud, après une soirée gachée.
Mini-Clash entre Bixente Lizarazu et Raymond Domenech(Source: RTL)
Thierry Henry déclare :”Bien sur qu’il y avait main”(Source: RTL)

Dans une semaine, le 16 novembre exactement, prendra place dans l’émission de Frédéric Taddeï “Ce soir ou jamais”, un débat que beaucoup attendent depuis des années. Un débat qui, j’en suis sur, restera dans les mémoires. Un débat qui, j’en suis convaincu, scellera une fois pour toute le dessein d’un homme qui se réclame de la réforme et du progrès, mais qui n’est en fait qu’un sombre idéologue des Frères Musulmans.
Le 16 novembre 2009, Caroline Fourest, sociologue, journaliste et essayiste, sera face à Tariq Ramadan. Les deux protagonistes s’affrontent depuis déjà plusieurs années par articles, interviews, ouvrages et tribunes interposées sur le sujet de l’Islam, comme aime bien l’affirmer Ramadan, qualifiant au passage la militante anti-raciste d’ “islamophobe”, bien que celle-ci ait depuis des années combattu les intégristes chrétiens et juifs. Mais peine perdu, pour bon nombre d’intellectuels et de politiques, la critique des islamistes et l’islamophobie, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.
Claude Levi Strauss disait que les apparences étaient très souvent trompeuses, et qu’il fallait observer longtemps, avec patience des choses qui paraissaient logiques et allant de soi, afin d’en déceler les failles, et de se rendre compte d’un effet “trompe l’oeil” bien dissimulé qui cachait la réalité. Malheuresement, rien de nouveaux sous le soleil. Ses apparences parleront toujours aux idiots utiles.

Certains peuvent se gargariser du retour d’un débat qui risque d’être présent durant les prochaines semaines, et d’autres un peu moins. Mais personne ne peut rester insensible devant le thème de l’identité nationale.
Donc, pour notre cher Président Sarkozy, ce que la France a besoin, après la crise financière, la perte du pouvoir d’achat, une jeunesse plus que jamais en perdition, c’est un débat sur l’identité nationale. L’hiver arrive, le grand froid sera présent comme chaque année, des sans-abris vont mourrir de froid, mais l’identité nationale trouvera plus de légitimité à ses yeux.
Dans des pays totalitaires comme l’Iran, les seuls manifestations autorisées sont celles où l’ont conspue sa haine envers Satan, à savoir les États-Unis et Israel. Par contre, toutes manifestations qui mettraient à mal le pouvoir en place seront reprimés dans la violence, et parfois dans le sang. En effet, il est plus facile de pointer le doigt vers l’autre, “l’étranger”, que de parler de soi, et de se poser les vrais questions, celles qui amélioreraient la condition de ses citoyens. Distraire les populations, en éludant les vrais problêmes par de “grands” sujets, comme l’insécurité en 2002, et aujourd’hui l’identité nationale est une tactique toujours efficace. Les médias sont aujourd’hui condamnés à suivre des faits médiatiques qui ne servent qu’à masquer les réelles problèmes de notre sociétés. L’investigation et l’enquête sont largement dépassés par un planning imposé, fruit d’une communication extremement efficace du gouvernement.
Parler d’indentité nationale, quand près de 400.000 emploi auront été détruit depuis la crise de 2008, soit une augmentation de 30%, est indécent et propagandiste. Indécent, car les francais attendent autre chose que de pouvoir accrocher un drapeau tricolore à leur porte et de chanter la Marseillaise au moins une fois par an. Indécent, car venant d’un gouvernement qui expulse des afghans dans un pays en guerre, dont certains sont originaires de régions d’où ils se savent condamnés à mort, et après que son Ministre de l’Intérieur se soit fait attraper en flagrant délit de racisme, parler d’Identité Nationale relève du soufflet. Où plutôt, pardonnez moi l’expression, du crachat à la gueule.
Propagandiste, car d’une part, ce n’est pas aux dirigeants de ce pays de dicter la définition de l’Identité Nationale, car sa conception relève d’une reflexion individuelle propre à chacun. Je ne cesserai de citer le regretté Claude Levi-Strauss, qui mettait déjà en 2005 en garde contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des principes d’Identité Nationale: “J’ai connu une époque où l’identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent”. En effet, les lois raciales de Vichy signifiaient l’adoption par l’Etat d’une politique d’Identité Nationale. Devant le discours du 12 Novembre, là où on pouvait s’attendre à une allocution rendant hommage aux resistants, Nicolas Sarkozy en a profiter pour reprendre une thématique du gouvernement collaborationniste du Maréchal Pétain.
Pronant la laïcité, il n’a eu de cesse d’évoquer le sacre de Reims et les racines chrétiennes de la France. Nicolas Sarkozy me fait doucement sourire quand il évoque la laïcité, car ici, il n’est plus hypocrite quand il évoque une “laïcité positive”, il est coupable de propos mensonger quand il cite une République laïque et juste face à toutes les confessions. En effet, et il est regrettable que peu de médias l’ait évoqué, car Bernard Kouchner aura signé le 18 décembre 2008 un accord avec le Vatican, stipulant le principe de reconnaissance de la République envers des diplômes et des formations universitaires délivrées sous l’autorité du Vatican.
Devant de telles thématiques, servant de voile de fumée et qui ne font qu’accentuer les amalgames, la France de Nicolas Sarkozy me fait peur. L’élégance d’un Président aurait été le choix de l’Identité Républicaine. Mais vu du Fouquet’s et du yatch de Bolloré, il lui semble peut être difficile d’appercevoir les vertus qui animaient ses prédécesseurs.
La chienne de garde du Président Sarkozy ira même jusqu’à reprendre la célèbre phrase de Chevenement:”Soit on démissionne, soit on ferme sa gueule”. Comme quoi à l’UMP, le sexisme n’a pas de court: Nadine Morano peut être tout aussi vulgaire que Frédéric Lefebvre.
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Via egoblog.net
Junior à la Défense, pour la relance de l’emploi jeune et pour une République “irréprochable”

Imaginons, juste un instant, le CV de Jean Sarkozy: conseiller général des Hauts-de-Seine , et dirigeant du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général pour l’expérience professionnelle, et étudiant de 2e année de Droit. Et pourtant, avec ces maigres références, le fils de Nicolas 1er sera le prochain dirigeant de l’Epad (Établissement public d’aménagement de La Défense), où le budget équivaut à celui de la Grèce, rien que ça.
Maintes réactions et de contre-réactions ont retenti depuis quelques jours sur la place politique, entre Ségolène Royal qui déclare :”Qui ne peut pas être choqué par cette facon de faire? (…) S’il ne portait pas le nom qu’il porte, est ce qu’il serait à la place à laquelle il est aujourd’hui?” et de Fréderic Lefebvre de répondre: “Personne n’a été étonné que Martine Aubry, fille de Jacques Delors, fasse de la politique”. Et pourtant, le Président de la République veut des réformes, notamment dans les lycées, d’où ses sincères déclarations du 13 Octobre 2009: “Désormais, ce qui compte en France pour réussir ce n’est plus d’être ‘bien né’, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve, par ses études de la valeur(…) Principe de justice, mais aussi, en même temps, principe d’efficacité : car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités ?”.
Dans la presse, le bilan pour le jeune élu est lourd. On parle de “tollé monumental“, de “népotisme“, et même d’une pétition contre cette nomination, qui aurait fait près de 50.000 signatures. Mais que faudrait-il donc penser devant cette cascade de réactions hostiles et d’approbations joyeuses? Devons-nous nous poser la question qu’un individus, agé de 23 ans, au CV plus qu’incomplet son contenu, puisse être légitime et compétent à diriger une telle structure? Rien de nouveau sous le soleil, mais je pense que oui. D’autant plus, que j’ai sincèrement beaucoup de peine pour les électeurs du Président, quand celui-ci leurs promettait qu’il voulait une “République irréprochable, avec des nominés irréprochables, car le Président n’est ni l’homme d’un parti ni d’un clan, mais le Président d’une nation où tout le monde aurait sa chance”.
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Peut-être que le Président Sarkozy est l’homme d’une nation, mais Jean est surtout son fils, et celui-là sera nommé à la tête de l’EPAD. Qui croire? Le Sarko de 2007 ou de 2009? Peu de réponses pour beaucoup. Mais selon certains, “Junior” serait un surdoué. Un surdoué de 23 ans qui redouble sa 2e année de Droit doit certainement donner de l’espoir au 1.000.000 d’étudiants stagiaires à 300€/mois (quand ceux-là ont la chance d’être rémunéré) qui peinent à réussir leurs examens. Mais tant d’espoirs dans leurs yeux de se voir un jour gagner comme Jean Sarkozy un salaire de 7.000€ mensuel… Alors les jeunes, emmerdons en cœur la crise et arrêtons de pleurnicher sur nos emplois sous-payés et le chômage. Nous méritons nous aussi notre “chance”, le Président Nicolas Sarkozy nous l’a dit. Pour cela, exigeons de nos parents de se présenter pour les élections de 2012. Pour la relance de l’emploi jeune et pour une République “irréprochable”.
Visiblement, Mathieu Kassovitz n’a pas fini d’alimenter la polémique. Et c’est France Télévision qui lui offre cette tribune. Une fois de plus, la soupe est servie. Quand Ruquier donne une tribune à Ramadan, Picouly fait de même au cinéaste francais. Le point commun? La productrice: Catherine Barma.
Après avoir invitée Thierry Meyssan, il y a de cela quelques années pour son livre “L’effroyable Mensonge” dans “Tout le monde en parle” de Thierry Ardisson, la fine productrice n’hésite plus à faire les poubelles. Une question me taraude: l’information aurait-elle remplacée la connaissance?




















